Photographe de belles histoires d'amour depuis 2010
Mariage au Domaine du Petit Mylord : Aurélie, Olivier, des glaces et un twist à la Pulp Fiction
Par David Bascuñana · Temps de lecture : 5 min
Il y a des mariages qu’on photographie. Et puis il y a ceux qu’on vit de l’intérieur, l’appareil en bandoulière et le sourire coincé jusqu’aux oreilles. Le mariage d’Aurélie et Olivier au Domaine du Petit Mylord, à Beaucaire, appartient clairement à la seconde catégorie.
En plus, c’était chez moi. Dix minutes de trajet, zéro bouchon, aucune excuse pour arriver en retard (je n’en avais pas l’intention, mais ça rassure).
Au menu de cette journée : un « oui » à la mairie, une pause fraîcheur sous les arbres, un glacier ambulant sorti tout droit d’un autre siècle, des jeux auxquels personne n’a échappé et une première danse qui aurait fait sourire Tarantino. Installez-vous, je vous raconte.
Un « oui » plein d’émotion à la mairie de Beaucaire
Tout a commencé par la cérémonie civile à la mairie de Beaucaire. Un lieu que je connais par cœur, puisque j’y ai longtemps travaillé comme photographe municipal. Je pourrais vous dire où se cache chaque rayon de lumière dans la mairie. Je ne le ferai pas, j’ai mes petits secrets. Nous avons la chance d’avoir une belle mairie à Beaucaire.
Aurélie et Olivier, eux, n’avaient d’yeux que l’un pour l’autre. Quelques mains qui tremblent pendant les signatures, des familles fières comme tout, et ce moment suspendu où l’officier prononce la formule.
Le discours de la témoin, ou l’art de faire craquer une mariée
Puis la témoin a pris la parole. Conseillère municipale dans une autre ville, elle a l’habitude des discours officiels. Sauf que celui-là n’avait rien d’officiel.
Des mots justes, des souvenirs partagés, une amitié qui se lisait dans chaque phrase. En quelques minutes, toute la salle avait la gorge serrée. Et la mariée a craqué.
Les mouchoirs sont sortis en urgence. Résultat : l’une de mes photos préférées de la journée. Aurélie, les yeux brillants, un mouchoir à la main. Le mascara a tenu bon, je tiens à le préciser (respect au maquillage waterproof).
Ce sont ces instants-là que je guette pendant une cérémonie. Pas les poses, les vraies émotions.
Puis les applaudissements, et direction le domaine.
Le Domaine du Petit Mylord, un refuge d’ombre en pleine canicule
Ce jour-là, le soleil gardois avait décidé de faire du zèle. Canicule, chaleur écrasante, et des invités en costume qui commençaient à regarder les fontaines avec envie.
Heureusement, le Domaine du Petit Mylord a ce don rare : de grands arbres, une ombre généreuse et cette sensation immédiate de respirer à nouveau. Le rafraîchissement servi sur place a fini de remettre tout le monde d’aplomb.
Pourquoi ce lieu est un cadeau pour un photographe
Je reviens chaque année au domaine, et le plaisir reste intact. Sous les feuillages, la lumière devient douce, filtrée, presque caressante. Pas d’ombres dures sur les visages, pas de yeux plissés. Pour un mariage au Domaine du Petit Mylord, c’est un peu comme si la nature faisait la moitié du travail à ma place. Ne le répétez pas à mes clients.
Le Tacot Givré, la madeleine de Proust qui roule
Et là, surprise. Au loin, une petite musique se fait entendre. Une mélodie de comptine, celle du marchand de glace qui passe dans la rue, que tous les enfants des années passées connaissent par cœur. Je l’ai encore en tête aujourd’hui. Merci pour ça, d’ailleurs.
Le Tacot Givré a fait son entrée : un superbe tacot à l’ancienne, avec sa ritournelle et tout son charme d’antan. En quelques secondes, les adultes ont rajeuni de trente ans. Des glaces pour tout le monde, des regards d’enfants sur des visages de grands, des éclats de rire partout.
Magique ? Le mot est faible. C’était une vraie madeleine de Proust, version cornet.
Et oui, le photographe a eu droit à la sienne. Conscience professionnelle oblige, je l’ai mangée très vite. Entre deux déclenchements.
Des jeux de mariage où personne n’a été épargné
Aurélie et Olivier avaient prévenu : participation obligatoire. Pas de dispense, pas de certificat médical, pas de « je garde les sacs ».
Le jeu des duos (même le photographe)
Chaque invité a reçu un élément et devait retrouver son binôme parmi la foule. Résultat : des gens qui se cherchent, s’interpellent, comparent leurs papiers comme des espions en mission.
Le meilleur ? J’ai dû moi aussi tirer un papier. Me voilà donc à courir après ma moitié de duo, appareil à la main, en essayant de documenter la scène tout en y participant. Un grand moment de reportage immersif.
Le jeu des rubans pour le bouquet de la mariée
Ici, le principe est simple et redoutable : plusieurs rubans, un seul relié au bouquet. Chaque participante tire le sien, et le suspense monte d’un cran à chaque fil que la mariée coupe.
Ce jeu offre des visages incroyables à photographier. L’attente, l’espoir, la déception feinte, puis l’explosion de joie de la gagnante. Une alternative au lancer de bouquet bien plus sympathique, et beaucoup moins dangereuse pour les coiffures.
Un discours des mariés à pleurer… de rire
Les discours, je les attends toujours avec un mélange de tendresse et de curiosité. Celui d’Aurélie et Olivier a dépassé toutes mes espérances.
Anecdotes savoureuses, piques bien senties, timing digne d’un duo comique : la salle a ri du début à la fin. J’ai dû me concentrer très fort pour ne pas faire de photos floues. Mon épaule tressautait un peu trop.
Photos de mariage au Domaine du Petit Mylord : le jardin en vedette
Une fois les zygomatiques reposés, place aux photos de groupe et de couple dans le jardin du domaine.
Pour les groupes, l’ombre des arbres a encore fait des merveilles. Tout le monde au frais, des visages détendus, et une organisation rapide pour ne pas éloigner trop longtemps les invités du buffet (je connais mes priorités, et les leurs).
Pour le couple, nous nous sommes offert une petite escapade dans les allées. Quelques minutes rien qu’à eux, loin de l’agitation. C’est souvent là que naissent les images les plus sincères : une main qui serre l’autre, un regard complice, un fou rire qui part de nulle part.
First dance sur « You Never Can Tell », version Pulp Fiction
Le clou de la soirée. Quand les premières notes de Chuck Berry ont résonné, les cinéphiles ont tout de suite compris. « You Never Can Tell », la chanson du twist culte de Mia et Vincent dans Pulp Fiction.
Aurélie et Olivier ont assumé jusqu’au bout. Les doigts en V devant les yeux, les pas chaloupés, l’attitude décontractée. Les invités ont hurlé de joie. Moi, j’ai mitraillé en remerciant intérieurement Tarantino.
Une première danse originale comme celle-là, c’est une signature. Elle raconte qui vous êtes bien mieux qu’une valse apprise au forceps trois semaines avant.
Les prestataires de ce mariage au Domaine du Petit Mylord
Une belle journée, c’est aussi une équipe qui joue collectif. Un immense merci à :
Le repas de Coup de Food et le gâteau d’Au Dessert du Roy ont prolongé la fête avec gourmandise. Après les glaces de l’après-midi, personne n’a pourtant renoncé au dessert. Respect.
Vous préparez votre mariage dans le Gard ou en Provence ?
Vous rêvez d’un mariage au Domaine du Petit Mylord, en Camargue, à Arles, à Avignon ou sur la Côte d’Azur ? Vous voulez des photos qui racontent vos rires, vos regards et vos petites folies, plutôt que des poses figées ?
Je suis David Bascunana, photographe à Beaucaire, Portraitiste de France 2023 et 2025 et European Photographer 2025. Et je promets de participer à vos jeux si vous me le demandez. Même au jeu des duos.